Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % de leur montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable, conformément à l’article 200 du Code général des impôts.
Les dons peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt sur la fortune immobilière égale à 75 % de leur montant, dans la limite de 50 000 €, conformément à l’article 978 du Code général des impôts.
Pour les entreprises
Les entreprises assujetties à l’impôt sur les sociétés peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt égale à 60 % du montant du don, dans la limite de 20 000 € ou de 0,5 % du chiffre d’affaires HT, conformément à l’article 238 bis du Code général des impôts.
Le don est effectué sans contrepartie directe ou indirecte, conformément à la réglementation fiscale.
L’œuvre
Tissée en 1930, Bestiaire est une tapisserie monumentale de 300 × 645 cm, conçue pour dialoguer avec l’espace architectural de la Maison-atelier de l’artiste, située Villa Seurat à Paris.
À travers un univers onirique et symbolique, Jean Lurçat y exprime les tensions d’une époque troublée, annonçant les bouleversements à venir.
Histoire & contexte
Une œuvre redécouverte
Longtemps considérée comme disparue, la tapisserie réapparaît aujourd’hui grâce à la maison Christie’s, au moment même où la Maison-atelier de Jean Lurçat rouvre ses portes, cent ans après sa construction.
Conçue en 1929 pour le mur ouest du séjour et tissée en 1930 par sa première épouse Marthe Hennebert, cette œuvre incarne une vision totale de l’art, intégrée à l’architecture.
La force de l’onirisme
Avec Bestiaire, Jean Lurçat développe un langage visuel puissant :
Formes symboliques
Paysages fragmentés
Tension entre nature et modernité
L’imaginaire devient ici une manière de lire le monde.
Bestiaire restitue le décor originel de la maison en 1930, tel que Lurçat l’avait créé. Dans cette tapisserie énigmatique se déploie un monde onirique puissant : formes et symboles traduisent les tourments d’une époque inquiète et pressentent les fracas de la guerre à venir. Lurçat y affirme sa voix singulière, où l’imaginaire devient clairvoyance.
Une provenance remarquable
L’œuvre a appartenu à la collection d’Ayala Ben Tovim Fleg Zacks, figure marquante des cercles culturels européens du XXe siècle, puis transmise par descendance.
1929 Conception de l’œuvre, réalisation d’une gouache préparatoire, toujours présente dans la collection de l’artiste
1930 Réalisation du canevas par la première épouse de Jean Lurçat, Marthe Hennebert. Installation de la tapisserie sur le mur du séjour de la Maison-atelier, située Villa Seurat à Paris
1954 La tapisserie est offerte à Ayala Ben Tovim Fleg Zacks par ses beaux-parents. Celle-ci l’installe dans sa maison moderniste de Tel Aviv, puis à Jérusalem
2025 Redécouverte de la tapisserie par la maison Christie’s et mise en vente
Contribuer à cette acquisition
Aujourd’hui, nous avons l’opportunité unique de faire entrer cette œuvre dans les collections de la Maison-atelier Lurçat. Participer à cette souscription, c’est prendre part à la sauvegarde d’un patrimoine vivant et à la redécouverte d’une œuvre majeure dans l’écrin pour lequel elle fut créée. Soutenez cette renaissance patrimoniale.